Jour du dépassement de la Terre
Le 30 juillet, cinq mois avant la fin de l’année, l’humanité a déjà épuisé toutes les ressources écologiques et tous les services écosystémiques que la Terre est capable de fournir de manière durable en un an. À partir d’aujourd’hui, nous puisons donc dans les réserves de notre planète, qui sont limitées. Le jour du dépassement de la terre montre que cette situation n'est pas tenable. Cependant, les solutions existent, et nous en connaissons une grande partie.
En un an, l’humanité consomme donc plus de ressources naturelles que ce que la Terre est capable de régénérer au cours de cette même année. Nous exploitons la nature à un rythme 73 % plus rapide que celui auquel les écosystèmes peuvent la restaurer. C'est comme si l’humanité vivait en disposant de 1,73 Terre. Quand nous utilisons trop les ressources de la nature cela entraîne des phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents, comme des fortes chaleurs, des inondations, etc..
Si l’on se penche sur notre pays, la Belgique, on constate que le Jour du dépassement belge est survenu bien plus tôt, le 11 avril. Si l’ensemble de la population mondiale vivait comme les habitant·es de notre pays, nous aurions besoin d’environ 3,6 Terres… c'est beaucoup trop !
La production alimentaire en danger
L’épuisement des ressources de notre planète se traduit notamment par des pénuries d’eau, une hausse des températures, la destruction des habitats naturels, la désertification, une baisse de la productivité des terres agricoles - menaçant à terme notre production alimentaire - et l’extinction d’espèces. La taille moyenne des populations d'animaux sauvages, que nous étudions dans le Rapport Planète Vivante, a ainsi chuté de 73% entre 1970 et 2020. En épuisant ainsi la planète, nous mettons également notre production alimentaire en danger à long terme.
Miser sur la restauration de la nature
Pour diminuer notre empreinte écologique, réduire l’utilisation des énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) et utiliser plus d'énergies renouvlables (solaire, éolien, hydraulique,..). Mais il est également essentiel de stopper la déforestation, de rendre notre système alimentaire plus durable, et d’investir dans des projets qui aident l’environnement.
Nous devons aussi renforcer les écosystèmes naturels, partout dans le monde, ça veut dire plus de biodiversité, une planète plus saine, et une meilleure protection contre les effets du changement climatique.
Actions individuelles
Si les solutions principales sont à prendre au niveau gouvernemental, chacun·e peut également apporter sa petite pierre à l’édifice, par exemple en adoptant plus souvent une alimentation végétale, en économisant l’énergie, en achetant de manière plus responsable, en réduisant ses déchets et en optant pour des sources d’énergies renouvelables.