Ces écogardes qui protègent notre planète
On imagine souvent un·e écogarde comme une personne en uniforme qui protège les animaux sauvages. C’est vrai, mais les écogardes font bien d’autres choses ! Ce sont les gardien·nes de notre planète, protégeant chaque jour 15% de toutes les surfaces terrestres et environ 7% de l’océan. Les écogardes aident par exemple les communautés locales à se former à l’agriculture durable ou informent les touristes sur les espèces qui vivent dans les parcs. Les écogardes collectent aussi des données scientifiques et entrent en action en cas de catastrophes naturelles. Enfin, leur travail permet aux humains de vivre en harmonie avec les animaux sauvages. Découvre ici le métier exceptionnel de quatre écogardes.
Les ours en Roumanie
Dans le village de montagne Băile Tușnad, les habitants vivent tout près des ours bruns. László Gál suit les animaux la nuit avec des colliers GPS et une application spéciale. Mais que font les ours là-bas ? En réalité, ils cherchent à manger ! Grâce aux données, László sait comment les ours se comportent et combien de temps ils restent. Cela permet d’éviter des rencontres dangereuses. Vivre à côté des ours n’est pas toujours facile, mais les habitants s’adaptent.
« Bien sûr, on ne veut pas trouver un ours dans sa cuisine. C’est rare, mais ça peut arriver. C’est pourquoi les maisons ont des clôtures électriques, et les poubelles doivent toujours être bien fermées: c'est là que le bât blesse. », explique László. « C'est pourquoi nous poursuivons nos efforts de sensibilisation : nous parlons aux familles, aux écoles… »

Les rhinocéros au Malawi
Dans la réserve de Majete travaille l'écogarde Billiat Zidana. Il y a vingt ans, il n’y avait presque plus d’animaux à cause du braconnage. Mais grâce à African Parks, les lions, les éléphants et les rhinocéros sont revenus. Aujourd’hui, Billiat protège ces espèces menacées contre les braconniers. « Quand j’étais enfant, je plantais des arbres dans la forêt de l’école. C’est là que j’ai découvert l’importance de protéger la nature », raconte-t-il. « Après le lycée, je voulais devenir ranger. Au début, ma famille trouvait ça trop dangereux. Mais maintenant, ils comprennent que c’est important. Trois personnes de mon village sont aussi devenues rangers dans d’autres parcs ! »
Avec son équipe, Billiat marche des jours entiers pour surveiller le parc. Pour lui, voir revenir les animaux sauvages lui donne de l'espoir pour l'avenir.
Les éléphants en Thaïlande
En Thaïlande, dans le parc national de Kui Buri, Kirati Morthip et Woraya Makal travaillent comme rangers. Elles font parties des rares femmes à occuper le poste d’écogardes. le parc national de Kui Buri est célèbre pour ses éléphants d’Asie. Les rangers apprennent aux touristes à mieux connaître ces grands animaux, notent leurs déplacements et enlèvent les pièges des braconniers. Même si le travail est dur et qu’elles sont souvent loin de leur maison, Kirati et Woraya prouvent que les femmes peuvent aussi diriger des équipes et devenir ranger. Petit à petit, leur présence change les idées anciennes sur qui peut être un·e écogarde.
